Attendez-vous à savoir … ou la suite de "Aux larmes citoyens"

"Attendez-vous à savoir …"
Les plus anciens auront reconnu l'immuable phrase d'introduction que Geneviève Tabouis prononçait au début de son émission hebdomadaire "Les Dernières nouvelles de demain" diffusée sur une radio périphérique (comme on disait à l'époque).
Attendez-vous donc à savoir que c'est fait : Notre cinéma est vendu !
À qui ? C'est secret !
Cependant, mon petit doigt m'a soufflé qu'un des trois "investisseurs" ayant fait cette acquisition habiterait Carteret.
Le montant de l'opération s'élèverait à 600.000 € .
Quel avenir donc pour notre "Cinéma de la plage" ?
Dans un premier temps, la pelle des démolisseurs ! Donc "exit" notre cinéma !
Une fois les gravats enlevés, que va devenir la surface déblayée ?
La position de la parcelle 484 est hautement stratégique : À deux pas de lieux de restauration peints en jaune, à trois pas de la "Rue de Paris" et du "Petit port", à quatre de la "Promenade de l'Abbé Lebouteiller" …

Toujours parodiant Geneviève Tabouis, mon petit doigt "a encore appris" qu'un projet de construction de plusieurs logements serait envisagé au dessus d'une nouvelle salle de cinéma nue …

Les "investisseurs", jamais à court d'idées lucratives, proposeraient à notre commune l'achat de cette nouvelle salle.
La charge de son équipement (sièges, projection, sonorisation, sécurité) lui incomberait également.
Pour quel prix ? Pas la moindre idée … Espérons moins cher que l'EPR de Carteville‑Barneret.

Il n'empêche que si tout cela se réalise, l'opération envisagée par les trois "investisseurs" s'annonce juteuse !
Mais, pour cela, il faudra que notre future municipalité accorde :
un permis de démolir (s'il est nécessaire), un permis de construire, un arrangement pour les parkings accompagnant nécessairement tous nouveaux logements … à moins qu'elle ne vende une partie du parking Flandres-Dunkerque aux "investisseurs".

Maintenant, on comprend mieux pourquoi certains ont tout "intérêt" à la réélection du "maître" !
Pendant la "campagne", les "affaires" continuent !

Votre dévoué Cadiboron.

L'Amphitryon et l'encan municipal

Comme chaque année, je viens de recevoir mon invitation pour le "Repas des cheveux blancs".
L'an dernier, dans un petit article publié sur ce site, j'avais écrit :
"qu' étant d'un caractère très indépendant, préférant le large, les grands espaces dégagés jusqu'à l'horizon, le chant léger du vent frais frisant la surface de l'eau … je déclinais cette invitation".
Égal à moi-même, cette année encore, je réitérerai mon refus de participer à cette très sympathique réunion !

Un détail cependant, mais en est-ce un ?
La date ! celle du 1er mars !
L'an dernier, c'était un peu plus tard, à la même date que celle d'une compétition de "jeu de pont" où le "maître" excelle et avait obtenu une qualification pour d'autres tournois.
De ce fait, il n'avait pas pu participer à cette agape.

Mon petit doigt, toujours très bien renseigné, m'a soufflé que, cette année, la même compétition aurait lieu aux mêmes dates que celles de l'an dernier.
L'échéance de l'encan municipal approchant, "le maître" ne pouvait être absent à cette assemblée et reproduire ce fâcheux manquement !
Serait-ce la cause de l'avancement de la date du repas des "cheveux blancs" ?

Quelques esprits chagrins y verront une manœuvre électoraliste, voire clientéliste, auprès d'une catégorie sociale qui s'abstient peu aux divers encans proposés par la République.
Il sera là, lui et ses féaux vassaux, à s'empresser autour des "Têtes blanches" et, je n'en doute pas, le festin sera fastueux.

Mais, si le "maître" pense que l'électeur est plus sensible à la satisfaction de ses sens qu'aux argumentations raisonnées, laissons-lui cette responsabilité d'évergète (bienfaiteur aux largesses intéressées) …
Après tout, n'est-ce pas le "Panem et circenses" des empereurs romains cherchant à s'attirer les faveurs du peuple ?
Les retentissants et coûteux feux d'artifice ont simplement remplacé les jeux du cirque.

Posons-nous cependant une question :
Pourquoi la réélection est-elle absolument nécessaire au "maître" ?
Pourquoi le "maître" est-il en permanence en "mode réélection" ?
Pour le sentiment illusoire de toute puissance que donne le pouvoir ?
Ne serait-ce pas plutôt pour des raisons pécuniaires ?
En effet, pas de réélection, plus d'indemnités, pour ne pas dire plus de salaires !
Même si le montant total de ses émoluments est supérieur à ceux généralement perçus par les édiles municipaux, le "maître" n'a pas profité d'une sinécure ; mais sans ces allocations, quels seraient ses moyens de subsistance ?
Il n'y a rien d'honteux à cela, simplement un fait !
Il explique, sans l'excuser, une politique "du tout paraître", la nécessité d'exposer un bilan flatteur en usurpant parfois certaines paternités, des décisions qui pourraient paraître équivoques en faveur de certains projets.

En revanche, ce qui ne serait pas excusable, c'est d'escompter que le corps électoral soit assez stupide pour se laisser berner !
Le penser, serait mépriser le peuple.

Votre dévoué Cadiboron.

Bien joué, mais !

Dans la Presse locale cherbourgeoise, le 16 janvier, est paru à la page 22 un très bel article annonçant :
la plus surprenante, la plus extraordinaire, la plus imprévue … (tout le monde connaît cette très originale lettre de Mme de Sévigné) … Le "maître" se représente aux futurs encans municipaux et citoyens.
L'article est accompagné d'une large photographie avec le cap de Carteret en arrière plan ; c'est bien normal puisque la liste s'appelle "Maintenons le cap".
Au passage avez-vous noté l'originalité ? Après "Gardons le cap", "Maintenons le cap" !
Peut-être faut-il y voir le présage de la continuité ?

 

Il ya quelques jours, en ouvrant ma boîte aux lettres, je découvre un magnifique tract publicitaire, un A3 plié en 2, en couleur et sur un beau papier … Quelle coordination !


Le "maître" nous a habitués à l'autosatisfaction, mais là, il s'est surpassé :
Les pages centrales y vantent les œuvres de sa mandature, s'attribuant, pour certaines, une paternité contestable.
Je laisse à d'autres le soin de démontrer le côté fallacieux de ces déclarations …

Je préfère me pencher sur l'aspect financier d'une telle publication.
Le "maître" est trop malin, il n'aura pas commis l'erreur d'utiliser les services de la chargée de communication de la Mairie pour réaliser le visuel (fort bien conçu d'ailleurs), ni de faire tourner la photocopieuse municipale pour le tirage.
Alors ?
Le recours à un/une graphiste est onéreux, les frais d'impression de 1.500 tracts (au minimum) dans ce format et sur cette qualité de papier ne sont pas minces.
Alors ?
Mon petit doigt qui, vous le savez, est bien renseigné, m'a soufflé qu'un membre éminent d'un Club Nautique situé au fond du port aurait dit en parlant des futurs encans :
"Il va falloir mettre du pognon sur la table !"
Le même ayant largement contribué à l'élection du "maître", on peut légitimement se poser la question :
"Quelle motivation le pousse à agir en faveur du "maître", y trouverait-il un intérêt ?"

Nous n'en sommes qu'au début, attendons-nous à une suite où, n'en doutons pas, l'argent jouera son rôle.
Sera-t-il déterminant ?
C'est aux citoyennes et aux citoyens de ne pas se laisser berner, je n'ose dire "acheter".

Votre dévoué Cadiboron.