
Exegi monumentum aere perennius (Horace).
La citation complète peut se traduire par :
"J’ai achevé un monument plus durable que le bronze et plus élevé que les pyramides des rois …".
Dans cette ode, Horace porte un regard satisfait sur l’œuvre poétique qu’il vient d’achever.
Le "maître" partage avec Horace l'autosatisfaction pour son œuvre, mais il n'est pas Horace !
Pour assurer une réélection, absolument vitale pour lui, le "maître" se doit de présenter un bilan grandiose et propre à frapper les esprits.
Quoi de plus remarquables que des édifices qui resteront longtemps après lui ?
Quoi de plus propre à frapper les électeurs que de montrer un "maître" tourné vers l'avenir, les forces vives de la commune, en un mot sa jeunesse sportive ?
Consultez le site https://ville-data.com/nombre-d-habitants/Barneville-Carteret-50-50031 .
Il est éloquent et chacun y lira :
"Le village attire particulièrement les retraités …[il] connait un réel problème de vieillissement, son indice de vieillissement est de 321 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de moins de 20 ans."
Et plus loin :
"L'habitant type de Barneville-Carteret … [est] une femme, célibataire entre 65 et 79 ans."
Lors de débats sur la nécessité du projet "multisports-multisites", le "maître" aurait annoncé que 1.000 citoyens attendaient la réalisation de cette infrastructure sportive.
Si cela est vrai, selon les statistiques téléchargeables (fichier excel) :
https://ville-data.com/exportdata/index.php?a=50031&t=pop2019parsexeetage&o=2
il faudrait que tous les habitants âgés de 10 à 60 ans pratiquent le tennis, le padel, la musculation, les boules, le foot-ball, le judo ou le karaté …
Le projet est pharaonique et est actuellement estimé à pas loin de 3,9 millions d'euros (HT).
Le bulletin municipal (page 14) annonce un reste à charge pour la commune de plus de 1 million d'euros.
Ce reste à charge est conditionné au versement de subventions.
Pour la Région et le Département :
Leurs difficultés budgétaires sont bien connues. Les charges financières auxquelles elles sont soumises étant de plus en plus fortes, elles sont conraintes d'effectuer des choix douloureux dans l'attribution des subventions.
Ce que l'on donne à l'un se faisant nécessairement au détriment d'un autre, ce projet est-il prioritaire ?
Pour l'Agence nationale des sports :
Consulter le site :
On y annonce une baisse globale des crédits d'équipements de près d'un quart pour la fin de l'année 2025.
Pour l'État : qui versera (année N+1), un remboursement partiel de la TVA :
Cette participation contribuera donc, même faiblement, au creusement d'une dette qui augmente de 5.000 € par seconde.
Et surtout, n'oublions pas que :
quelle que soit l'origine de l'argent, il provient de nos impôts !
Pour les Fédérations sportives : Sommes-nous sûrs de les toucher ?
Est-il sérieux de se lancer dans de telles dépenses ?
Le "maître" lancerait-il la Commune dans des prêts hypothéquant, et pour de longues années, sa possibilité de financer d'autres investissements pouvant se révéler urgents et indispensables ?
L'argent utilisé dans ce projet pourrait-il être mieux utilisé ?
Parcourez les voies de notre commune, en particulier celles de "La Plage", vous y trouverez un début de réponse.
Votre dévoué Cadiboron.
L'EPR de B-C ou l'Extraordinaire Projet Ruineux de Barneville-Carteret.
La Cour des comptes dans son rapport du 14 janvier 2025 estime que le chantier de l'EPR (celui de Flamanvile) aurait atteint la somme de 23,7 milliards, alors qu'en 2007 on prévoyait 3,3 milliards. Soit un coût multiplié par 7 !
Rien à voir avec la réalisation du projet multi-sports multi-sites, allez-vous me dire ?
Vous avez raison et comme le disait Talleyrand : "Tout ce qui est excessif est insignifiant".
Cependant, revenons au vrai prix de notre EPR (Extraordinaire Projet Ruineux) à nous ?
Le bulletin municipal de propagande de juin 2025 nous renseigne (page 14) :
Reste à charge pour la commune, c’est-à-dire pour nous autres contribuables de la commune : 1 019 266,64 € .
Mais voilà, les réalités viennent contredire les prévisions trop optimistes du "maître".
La subvention "espérée" de l'ANS (Agence Nationale des Sports) 559 114,40 € ne sera pas versée !
Et ce n'est pas tout.
Le coût du projet estimé à 2 806 000 € en juillet 2024 étant passé à 3 549 450 € en octobre de cette année, le prix de la maîtrise d'œuvre (7,64% du projet) s'en trouve augmenté de 56 932,98 € (Cf compte rendu du Conseil Municipal du 07/10/2025 page 6).
Nous en serions donc à : 1 019 266,64 € + 559 114,40 € + 56 932,98 € = 1 635 314,02 € .
Mais, la "Baronnie", alias la "Communauté d'agglomération du Cotentin", accourt pour sauver le Chevalier du jeu-de-pont en lui octroyant une rallonge de 238 197 € venant s'ajouter au fond de concours déjà alloué de 728 480 € .
Grâce à ce secours, nous arrivons à un reste à charge pour notre commune de 1 397 117,02 € !
Mais ce n'est pas fini !
Le "maître" demande à son "Conseil" de le mandater pour contracter un prêt de 900 000 € pour financer son EPR !
Coût avoué de l'opération (les intérêts) : 158 737,50 €.
On pourrait chinoiser le coût de ce crédit, car les intérêts d'un capital de 900 000 € au taux de 2,30 % sur 15 ans s'élèvent à
174 369,47 € et non les 158 737,50 € annoncés.
On pourrait également s'étonner du taux de 2,30 %, les taux du marché se situant plutôt entre 3,00 % et 3,50 %.
Mais soyons généreux avec "l'imprévoyance et la précipitation", le taux de 2,30 % étant révisable et indexé sur celui de la rémunération du Livret A (+ 0,6 %), on peut penser que la banque ait anticipé sa baisse prévue début 2026.
La facture du reste à charge se monte donc maintenant à 1 555 854,52 € .
Mais ce n'est pas fini !
Il faut payer les entreprises alors que les subventions et aides promises ne sont pas encore encaissées.
Pour cela, le "maître" décide un recours à un "prêt relais" de 3 200 000 € au taux maximum de 2,30 % .
Ce prêt serait conclu pour deux ou trois ans, avec la possibilité de remboursements anticipés au fur et à mesure de l’arrivée des subventions.
Là, il est difficile d'estimer le coût d'une telle opération.
Si le FCTVA (Fonds de Compensation de la TVA) est versé au début de 2027, et toutes les subventions en deux fois au cours de la même année, les intérêts seraient de l'ordre de 60 000 € .
Mais une autre hypothèse moins optimiste sur les versements des subventions donnerait un montant des intérêts estimé à 86 000 €.
Je laisse au "banquier" du "Conseil" le soin de refaire le calcul de ces estimations !
Quoi qu'il en soit, nous arrivons à un reste à charge minimum dépassant les 1 600 000 € .
À noter que la subvention de 40.000 € de la Fédération Française de Football n'est toujours pas arrivée.
Mon petit doigt m'a dit que les finances de la F.F.F. n'étaient pas au beau fixe.
Si cette somme devait manquer, nous dépasserions largement les 1 600 000 € !
L'augmentation du reste à charge par rapport à la somme annoncée dans le "Bulletin Municipal de propagande de juin 2025 n'est donc que de 60 % !
Vous aviez raison, rien à voir avec l'EPR de Flamanville !
Que penser de tout cela ?
Imprévoyance ? Précipitation ? Il est vrai que les échéances électorales approchent …
La réflexion sur le financement de l'EPR communal a-t-elle été suffisante ?
Des voix se sont pourtant élevées, mettant en garde sur la fragilité de certaines subventions … en vain !
Le "maître" a toujours raison ou bien il est "égalué" ! (relire : " Exegi monumentum aere perennius").
La précipitation au démarrage de ce chantier juste avant le verdict des urnes pourrait-elle sembler suspecte ?
À vous de juger.
Le véritable prix de l'EPR du "maître" risque encore d'évoluer :
Aucun aléa de chantier n'est prévu : "il n'y en aura pas !" aurait-il affirmé.
Le coût de l'exploitation et de l'entretien ?
Je crains, hélas, que nous ayons l'occasion d'en reparler !
Votre dévoué Cadiboron.
Avez-vous lu l'article de la page 23 dans notre plus grand quotidien régional paru le 05/09/2025 ?
Il y est fait mention de la gare de Carteret, fermée au trafic voyageur à l'été 1976, puis définitivement désaffectée en 1979.
C'est la commune de Barneville-Carteret qui en est propriétaire ainsi que des terrains qui la jouxtent.
Les locaux sont maintetant occupés par le "Terminus Food Market".
Savez-vous que les occupants de cette ancienne gare ne paient pas de loyer à la commune.
Pour éclairer votre lanterne, voici un petit historique de l'affaire de la location de la gare :
En novembre 2015, des brasseurs proposent d'utiliser ces locaux pour leur entreprise.
Le "Maître" de l'époque, avec l'aval du Conseil Municipal, propose une location temporaire de six mois, renouvelable trois mois, à charge pour les demandeurs de débarrasser et mettre en sécurité ce bâtiment contre le montant d’un loyer mensuel de 275 €.
La date d'effet du bail est le 1er janvier 2016.
Un an plus tard, "victimes" de leur succès, les brasseurs, désirant donner du volume à leur affaire, demandent à la Commune l'établissement d'un bail 3/6/9.
L'ancien "Maître" signale que les entrepreneurs ont fait un travail remarquable à l’intérieur, que l’estimation de France Domaine sur le bâtiment étant de 150.000 €, il propose un loyer mensuel de 1.250 €.
Cependant, compte tenu de la vétusté des locaux, il sera proposé de réduire le montant du loyer les trois premières années à 850 € par mois…
Savez-vous qui a voté contre le projet ? Vous avez deviné: l'actuel "maître" !
C'est bien connu, la pierre la plus loin jetée est souvent la plus vite ramassée !
Arrivons au temps où l'ancien conseiller municipal est devenu le "maître".
Juin 2020, le "maître" n'attend pas :
Appel à Projets pour l'ancienne Gare de Carteret.
Fin août 2020 :
Le choix se porte, à l’unanimité de la Commission, sur le projet "Terminus Food Market".
30 avril 2021 :
Le "maître" signe le bail à l’Office Notarial.
Les travaux à réaliser par les locataires s’élèvent à plus de 200.000 € (toiture notamment).
Une annexe au bail sera signée ultérieurement pour une exonération des loyers jusqu’à l’amortissement des travaux logiquement dus par le propriétaire (la Commune), lorsque les montants définitifs des travaux seront connus.
Conseil Municipal du 24/09/2024, dans le compte-rendu chacun lira :
… un bail a été établi avec les gérants du TERMINUS qui précisait que les travaux revenant au propriétaire (la commune) seraient pris en charge par les gérants.
En contrepartie d’un non-paiement des loyers estimés à 1.200 € jusqu’à la date de fin d’amortissement du coût des travaux …
… Compte tenu des travaux (environ 450.000 €) et afin que la commune rembourse les gérants, les loyers ne seront pas payés pendant 25 ans environ.
Vous lisez bien ! Le coût des travaux est passé en trois ans de 200.000 à 450.000 € !
Que recouvre cette somme ?
450.000 € pour seulement la réfection de la toiture et un ravalement ?
Cela paraît énorme, voire disproportionné !
Quelles sont les justifications d'une telle somme ?
Ont-elles été présentées au Conseil ?
Les magnifiques aménagements intérieurs de l'ancienne gare entreraient-ils dans ce montant ?
Quelle est la juste part revenant au bailleur ?
Votre dévoué Cadiboron.
Toutes ces informations sont tirées des comptes-rendus des Conseils Municipaux des :
11/10/2015 ; 07/11/2016 ; 26/04/2018 ; 20/02/2020 ; 25/06/2020 ; 27/08/2020 ; 06/05/2021 et 24/09/2024.
https://mairie.barneville-carteret.fr/seance-conseil-municipal/
Le Chevalier du jeu-de-pont et les encans de la Baronnie.
Je vous avais prévenu que je pouvais être moqueur, voire ironique, si d'aventure le "maître" se comportait de manière discutable. Hélas, cela n'a pas manqué !
Monsieur le Baron ayant été appelé à revêtir la toge sénatoriale, il était nécessaire de lui trouver une personne pour lui succéder et de renouveler son équipage de manière citoyenne, d'où la tenue des encans du 13 mars.
Après la nomination de Madame la Baronne, ce fut le tour des Sous-Barons et, pour finir, ceux des commis aux autres tâches.
Notre "maître" étant candidat à l'avant dernier poste dans la hiérarchie des commis, il devait prendre la parole pour se présenter et rappeler son action dans la baronnie.
Tard dans la soirée et juste avant le "maître", la déléguée du fief cantonal dont nous dépendons est invitée à prendre la parole :
En quelques phrases elle présente son action, son bilan à "L'emploi et à la Formation" et demande bien poliment à l'assemblée de lui renouveler sa confiance.
Ce qui est fait avec 152 voix sur 183 votants.
La parole est alors donnée au "maître" de nos lieux.
Rien que d'y penser encore me remplit de consternation …
Le "maître" après avoir rappelé qu'il avait été délégué aux "Petites villes de demain" se lance dans une explication peu claire sur le rebattage des cartes au sein du "Pôle de proximité" causé par le décès du "maître" du bourg voisin survenu en 2021 …
Ensuite, l'obsession des cartes le poursuivant, il raconte qu'il joue au jeu-de-pont avec son fils et, qu'ayant remporté le tournoi du Duché, il compte bien aller aux joutes nationales montrer sa science du jeu !
Il termine sur "… Donc, merci à toutes et à tous, et donc je renouvelle votre confiance".(sic.)
Son successeur à la tribune, délégué du Grand Port du Nord, lui, avait une feuille à la main sur laquelle il avait couché les grandes lignes de son intervention …
Le jeu-de-pont est-il si accaparant qu'il n'a pas laissé au "maître" le temps de la préparation de son intervention ?
Ou bien aurait-il surévalué son pouvoir d'improvisation.
N'en croyons rien ! Le "maître" respecte trop ses collègues pour leur avoir infligé cet affligeant discours !
Pour vous faire une opinion personnelle, n'hésitez pas à consulter le lien ci-dessous, laisser passer la pub et aller à la 3ème heure et 12ème minute :
https://www.youtube.com/live/ZbqdPftlTdY?si=t8aOLjwiwWApM8sG
Votre dévoué Cadiboron.